Comment construire une maison autonome ?

Vous voulez construire une maison autonome sans vous louper ? Voici notre liste de conseils qui vous permettront d’y arriver.

Prendre la décision de construire une maison autonome en énergie arrive de plus en plus désormais. L’impact sur l’environnement de notre mode de vie moderne dérange plus d’un. C’est de là que nait cet engouement pour les habitations écologiques, fonctionnant aux énergies renouvelables.

Mais bâtir une maison énergiquement autosuffisante n’est pas une chose évidente. Plusieurs éléments doivent être pris en compte. Tout d’abord, il y a la conception de la maison. C’est la phase de planification. Ici, il faudra déjà avoir choisi le type de système d’alimentation, ainsi que les matériaux.

Ce n’est qu’une fois tous ces éléments analysés, que peut commencer la construction réelle de la maison.

Phase de planification : La conception de la maison

La conception est la toute première étape si l’on veut construire une maison autonome en énergie. Il s’agit ici de planifier, encore et encore, en réunissant un maximum d’informations et en faisant énormément d’évaluations. Pour réussir au mieux cette étape, il ne faut absolument rien négliger. Toutes les dépenses doivent être notées, même celles qui paraissent les plus anodines.

Le montage d’un bon budget nécessite de rester pragmatique et de toujours intégrer une marge d’erreur dans les plans. C’est la phase préliminaire pour construire une habitation énergiquement indépendante, dans laquelle doivent être conçus un budget et un échéancier.

Mais avant cela, il faut choisir les matériaux et le type de système d’énergie qu’on utilisera.

Choix des matériaux :

Le bois est habituellement le premier matériau privilégié lorsqu’il est question de bâtir une habitation autonome. C’est une matière isolante, en plus d’être résistante et recyclable.

La brique monomur est aussi une option. Faite en terre cuite épaisse, cette brique est parcourue d’alvéoles. Elle est isolante et très résistante. Les briques monomurs permettent de bâtir des maisons à étages, mais leur conception demande beaucoup d’énergie grise.

Une maison peut aussi se bâtir avec du chanvre. Mélangée à de la chaux, cette plante devient une sorte de « béton ». C’est l’un des matériaux les plus écologiques qui soient, mais il demande une certaine expertise.

Le type de système d’énergie :

Il y a trois options lorsqu’on décide de construire une habitation autosuffisante en énergie :

L’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’énergie hydraulique. Il est important de prendre cette décision avant de se lancer dans la construction proprement dite. Le plan de la maison, tout comme le budget, est grandement influencé par ce choix.

L’énergie solaire est celle qui est la plus souvent utilisée. Les plaques photovoltaïques permettent de transformer les rayons solaires en énergie. Une énergie qu’on peut stocker. Si vous optez pour des panneaux solaires, il est préférable d’avoir un toit en pente bien orienté.

Selon sa zone d’habitation, vous pouvez choisir une éolienne individuelle, et profiter de l’énergie du vent. L’énergie hydraulique implique la proximité d’un cours d’eau. Si c’est le cas, il peut être judicieux de la favoriser. Contrairement aux deux premières, cette énergie est continue.

Le choix ici ne dépendra pas seulement de l’environnement, mais aussi d’une évaluation des dépenses d’énergie de la future habitation.

Montage du budget et de l’échéancier :

Une fois ces différentes décisions prises, il est temps de monter un budget. Celui-ci tiendra compte des éléments précédemment cités, ainsi que du plan de l’habitation. La taille de la bâtisse entre en ligne de compte.

Le budget se doit d’être aussi réaliste que possible. Il faut pour cela tenir compte de tous les postes de dépense, y compris ceux qui semblent anodins. L’échéancier, tout comme le budget, doit intégrer une certaine marge d’erreur. Ce n’est qu’après avoir une idée du budget qu’on peut commencer à chercher à bâtir. Il ne faut surtout pas agir dans l’urgence. Devoir arrêter à mi-chemin un projet est non seulement frustrant, mais en plus revient souvent plus cher.

Phase d’exécution : construction et équipements

Une fois les premières étapes franchies, on peut passer à la construction, en commençant par l’achat des matériaux. Pour cette partie, comme pour celles qui suivront, il vaut mieux se faire aider d’un professionnel. De préférence celui-là même qui s’occupera de la construction.

Achat des matériaux et construction :

L’achat de produits de qualité déterminera le succès ou l’échec du projet. Où trouver le bois que vous avez choisi ? Ou alors la paille ? Il en est de même pour le système d’énergie. Ces questions sont à se poser lorsque vous voulez construire une maison autonome.

Si vous optez pour une énergie solaire, il faut acheter des plaques photovoltaïques. Il y en de différents types, aussi faut-il savoir lesquelles seront les plus adaptées à sa maison.

Dans le cas d’une éolienne, vous pouvez choisir entre une horizontale et une verticale. Ce choix est largement influencé par les dépenses énergétiques de l’habitation. Travailler avec des personnes qualifiées est préférable. Les professionnels sont les plus à même de trouver les bons matériaux, et aux meilleurs prix.

Équipements :

  • Les équipements d’une maison autonome comprennent généralement certains dispositifs. Il s’agit entre autres d’un régulateur, un onduleur ou encore une génératrice.
  • Le régulateur a pour rôle de contrôler la charge. Il a une fonction d’intermédiaire entre les unités productrices de courant et les batteries dans lesquelles celui-ci s’accumule.

Grâce au régulateur, les batteries se conservent plus longtemps. L’alimentation de la maison est, de plus, mieux gérée.

  • L’onduleur est le dispositif qui permet de transformer le courant continu en courant alternatif. Ce n’est pas tout le courant produit qui doit être transformé. Il faut savoir que certains appareils fonctionnent au courant continu.
  • Le système électrique d’une maison autonome est loin d’être stable. Des soucis techniques, un changement météorologique ou une surconsommation ; peut laisser l’habitation sans énergie.
  • La génératrice est un système d’urgence pour ces cas-là, mais pas que. Elle peut aussi être utilisée dans les cas de grosses dépenses d’énergie (machine à laver par exemple).

Il existe d’autres équipements dont il faut tenir compte pendant la création de sa maison autonome.

  • Les ampoules par exemple, doivent être de basse consommation (LED). De plus, l’électroménager doit être choisi en fonction de sa classe énergétique (A+ de préférence).

En conclusion

Construire une maison autonome n’est pas une mince affaire.

Mal informé, vous fait plus de bien que de mal dans, l’optique de réduire votre impact carbone. Il faut bien choisir les différentes options en tenant compte de votre environnement. Pour la construction, il faut consulter des experts, qui ont l’habitude de construire une habitation autosuffisante.

Suivre l’évolution des travaux est aussi un impératif, pour ne s’installer qu’une fois ceux-ci achevés. Vivre écologiquement n’est pas qu’une affaire de matériaux, c’est aussi une question de conscience. Avant de se lancer, il est primordial d’être sûr d’avoir compris l’engagement qu’une telle habitation implique.


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