Habitat passif : Historique, spécificités, principes et avantages

Vous souhaitez contribuer à la protection de l’environnement ? Optez pour l’Habitat passif. On vous dit pourquoi…

Habitat passif, de quoi s’agit-il ?

En matière de construction d’habitats, la tendance est de plus en plus à la très haute performance énergétique. Le contexte de lutte contre le réchauffement climatique l’y oblige presque. Le secteur du bâtiment dans cette lancée propose de nombreuses solutions écologiques dont l’une d’elles est l’habitat passif.

Cet autre concept d’habitat énergétiquement performant, s’est développé en Europe d’après des normes très exigeantes adaptées aux pays froids. Globalement depuis 2007 en France, nombreux sont ceux qui s’engagent vers ce label de maison passive, en dépit des préjugés qu’on peut observer ci et là. Habitat passif, maison passive ou encore Passivhaus : que faut-il savoir concrètement sur ce type d’habitat ? Lisez plutôt !

Historique

Le concept d’habitat passif est né dans le Hesse, autour des années 90. C’est dans cet Etat Allemand, très avancé sur les questions écologiques, que l’ingénieur Wolfgang FEIST conçoit ce label d’habitation. C’est une maison de basse consommation énergétique qui va très vite entrer dans les habitudes en Europe.

Elle a rapidement traversé les frontières allemandes pour se retrouver en Autriche, Belgique, Suisse etc. En France on dénombre aujourd’hui plus de 300 bâtiments labélisés habitats passifs et de nombreux projets en cours.

Critères de définition de l’habitat passif

Un habitat passif est un bâtiment qui a une consommation énergétique au mètre carré très basse. Cette basse consommation provenant de ce que la chaleur consommée est apportée de l’extérieur par le soleil d’une part, et celle dégagée à l’intérieur par les personnes qui y vivent et les appareils ménagers d’autre part.

L’habitat passif conserve donc sa chaleur interne, et ne demande obligatoirement pas l’installation d’un chauffage additionnel pour rester confortable. Contrairement à l’habitat traditionnel. Selon qu’on l’adopte en travaux neufs ou en rénovation, les critères qui permettent de définir un habitat passif se déclinent ainsi :

En travaux neufs :

  • Une consommation annuelle totale d’énergie primaire de la maison inférieure à 120 kWh/m2, y compris la consommation de l’électroménager
  • Moins de 10% de jours de l’année connaissant des pics de surchauffe (supérieurs à 25°C)
  • Une étanchéité à l’air inférieure à 0,6 vol/h au test de la porte soufflante
  • Des besoins annuels en énergie de chauffage inférieurs à 15kWh/m2

En travaux de rénovation :

Les mêmes critères que ceux des travaux en neuf à l’exception du dernier (chauffage) qui peut atteindre annuellement les 25kWh/m2.

Lorsque la maison répond à ces critères, elle peut être labélisée « maison passive » par l’association française La Maison Passive.

Spécificités et principes de fonctionnement de l’habitat passif

Plusieurs éléments permettent de distinguer l’habitat passif de l’habitat traditionnel et des autres habitats de basse consommation.

D’abord, c’est une maison durable, d’une architecture bioclimatique qui tient compte de l’environnement (végétation, voisinage, nature et orientation du terrain) et du mode de vie des occupants de la maison.

L’énergie est isolée de façon optimale et la maison fonctionne en mode solaire passif dans la mesure où la maison joue le rôle de capteur et accumulateur d’énergie solaire. Les pergolas bioclimatiques et le triple vitrage peu émissifs sont privilégiés comme ouvertures et entrées de la maison.

Des grandes fenêtres à fortes performances énergétiques (Uw inférieure à 0,8 W/(m²K)), à double vitrage, orientées au sud permettent de bénéficier des apports solaires, et un minimum de fenêtres au nord, à triple vitrage, pour éviter les déperditions thermiques.

La technique de construction reste libre car elle peut être en béton, en bois, en paille ou en métal. Le tout étant d’avoir des murs épais.

Globalement la forme de l’habitat doit être le plus compact possible bien que le climat et les habitudes régionales sont les principales influences sur l’architecture des bâtiments passifs.

Le toit est végétalisé pour optimiser l’étanchéité en vue d’une isolation thermique efficace. Pour la ventilation, les techniques géothermiques et la ventilation mécanique contrôlée pour une ventilation double flux sont privilégiés.

Cette ventilation, associée à l’inertie thermique, permet un excellent confort d’été en réduisant les surchauffes. On peut également associer un système VMC double-flux thermodynamique à un échangeur air/sol tel qu’un puits canadien pour des performances optimisées.

L’habitat passif : pourquoi choisir ce modèle ?

Les principaux avantages

L’habitat passif permet tout d’abord la réduction des dépenses d’énergie dans le budget du ménage. En effet, n’ayant pas besoin d’apports d’énergies extérieurs en dehors du solaire, la maison passive se suffit à elle-même.

En l’adoptant, les spécialistes estiment que l’on peut diviser environ par quatre la consommation d’énergie par rapport à une construction standard, réalisée selon les normes actuelles. Dans le même sens elle donne la possibilité d’avoir un habitat d’un confort incomparable et surtout écologique lorsqu’il est construit en matériaux naturels.

Dans un habitat passif, le chauffage est harmonieux. Contrairement à la maison au système de chauffage classique, on n’y trouve pas de pièces plus chaudes que d’autres. Grâce à la ventilation mécanique, la chaleur est distribuée de façon harmonieuse dans toutes les pièces de la maison.

Aussi, l’habitat passif a pour principe la suppression des systèmes de chauffage classiques. Ceux-ci utilisent de l’énergie comme le gaz ou l’électricité, produisent inévitablement de la pollution. En diminuant fortement sa consommation d’énergie, la maison passive dispose d’un chauffage non polluant. Elle permet entre autre de limiter d’autres pollutions telles que les inconvénients sonores, visuels et olfactifs des chauffages traditionnels.

Enfin la valeur patrimoniale d’un habitat passif, supérieure à celle d’une construction réglementaire équivalente, ne pourra qu’augmenter avec le coût croissant de l’énergie. La revente de cet habitat sera bien plus facile que celle des autres. Financièrement, l’habitat passif a donc le meilleur rapport entre coût de construction (ou réhabilitation) et coût global d’exploitation.

Les accompagnements de pouvoirs publics dans les travaux

Certes, la construction de l’habitat passif a un surcoût lié aux matériaux utilisés, aux interventions des professionnels, et la réalisation de l’étude thermique nécessaire. Mais il existe une possibilité d’inclure dans son budget des aides financières étatiques.

On peut citer : l’Eco prêt à Taux zéro, le Crédit d’Impôt pour la Transition énergétique (CITE) et les aides de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) destinés uniquement aux travaux de rénovation. La prime Quelleénergie et les éventuelles des collectivités locales (région, département, commune).

Tels sont les nombreux avantages qu’offre cette démarche basse consommation énergétique.

En conclusion

L’habitat passif opère un véritable changement de mentalités. L’impératif de la protection de l’environnement s’impose aux nouvelles techniques de construction. Quoique plus onéreuse, les avantages des maisons passives sont bien plus importantes.


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